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Cinq ans ont passé depuis l’arrivée de Shinzo Abe au poste de Premier ministre, qui avait promis de relancer l’économie japonaise et de mettre un terme à la déflation tenace grâce à son programme ambitieux des « Abenomics ». Quels progrès et quel avenir pour ce programme ?

Un environnement favorable pour certains secteurs

Le programme Abenomics reposait notamment sur une relance budgétaire massive, un assouplissement monétaire et des réformes structurelles. Revenons sur les progrès accomplis dans le pays depuis 2013 et interrogeons-nous sur l’avenir des Abenomics. Dès 2013, il semblait évident que la politique monétaire agressive et la dépréciation du yen qui en découlait réussiraient à contrer la déflation et à créer un environnement plus favorable pour les entreprises. Depuis cette date, leurs bénéfices et le cours de leurs actions n’ont cessé de croitre et la conjoncture économique s’est considérablement améliorée. Compte tenu de la baisse du yen et de la vigueur de l’économie mondiale, les exportations ont fortement augmenté. De même, la demande nationale ainsi que les investissements réalisés par les ménages, les entreprises et les organismes publics se sont redressés, stimulés par l’amélioration des indicateurs de confiance et l’assouplissement de la politique monétaire.

Si les mesures monétaires et budgétaires prévues ont porté leurs fruits, à court terme du moins, les réformes structurelles, le fameux troisième pilier des Abenomics, et certainement le plus important, n’ont pas encore totalement démontré leur efficacité. Les réformes et les mesures politiques ont apporté des  premières améliorations dans certains domaines, comme le taux de participation des femmes au marché du travail, la gouvernance des entreprises et le tourisme entrant, qui figurent parmi les réussites les plus incontestables des Abenomics. Les grandes entreprises manufacturières tournées vers l’export comptent parmi celles qui ont profité de l’affaiblissement du yen. L’augmentation du nombre de touristes étrangers a elle dopé le cours des actions des sociétés de distribution.

Des réformes structurelles à poursuivre

Les Abenomics sont toutefois loin d’être entièrement concluantes dans tous les secteurs. Certains observateurs soulignent à juste titre la lenteur des réformes dans plusieurs secteurs clés. La mise en œuvre des réformes du monde du travail est jugée indispensable car elles sont directement liées à l’un des problèmes majeurs du pays : sa démographie. D’une part, la population vieillit et a commencé à décliner et d’autre part, et c’est certainement le plus inquiétant, la proportion de la population active diminue rapidement compte tenu des départs en retraite d’une classe d’âge nombreuse.  D’ici à 2040, le segment de la population âgée de 15 à 64 ans devrait avoir diminué d’environ 17 millions, soit environ un quart de la population active actuelle du pays.

Données démographiques du Japon (en millions)

Plusieurs secteurs clés risquent ainsi de souffrir d’une pénurie de main-d’œuvre dans les années à venir. A l’inverse, les entreprises tirant parti du vieillissement de la population offrent des possibilités d’investissement. La question démographique est également moins marquée pour les entreprises tournées vers les exportations car leur croissance potentielle dépend surtout de facteurs situés en dehors du Japon.

L’économie vous semble incertaine ? Investissez dans des entreprises solides

Les Abenomics ont certainement amélioré les perspectives du Japon. L’économie s’inscrit en hausse depuis plusieurs trimestres et les entreprises enregistrent des bénéfices records. Ces améliorations se sont néanmoins produites au détriment des finances publiques et les interventions de la Bank Of Japan sur le marché des actions sont loin d’être rassurantes. Enfin, et c’est le point le plus important, la situation démographique représente toujours un problème considérable qui ne disparaitra pas. Il est par conséquent essentiel de se montrer sélectif lorsque l’on recherche des entreprises dans lesquelles investir. Même s’il est difficile de prévoir l’orientation future du pays, l’on constate qu’une bonne partie des meilleures entreprises nippones va dans la bonne direction. Les sociétés bien établies qui possèdent des avantages compétitifs et sont implantées dans des segments présentant des possibilités de croissance structurelle pourront conserver leur rentabilité et accroître leur valeur boursière sur le long terme. Elles devraient tirer leur épingle du jeu, même si la route vers la reprise économique s’avère encore chaotique.

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