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Guy Wagner, Managing Director de BLI - Banque de Luxembourg Investments, et son équipe partagent leur analyse mensuelle, les « Highlights ». Guy Wagner revient notamment sur le contexte macro-économique et les évènements du mois d'août sur les marchés financiers.

Après deux années d'expansion ininterrompue, les échanges internationaux ont stagné au deuxième trimestre 2018, conséquence directe des tensions commerciales.

Les États-Unis sont les moins touchés car les investissements des entreprises et la consommation des ménages ont nettement plus d'impact que les exportations qui ne représentent que 12 % du PIB. Dans la zone euro, la plus grande dépendance à l'égard de la demande externe se traduit par un début de ralentissement de la production industrielle. En Chine, la décélération conjoncturelle suite aux tensions commerciales avec les États-Unis a incité les autorités publiques à accorder des allègements fiscaux aux sociétés et à faciliter l'accès au crédit aux petites et moyennes entreprises. Les tensions commerciales et la force du dollar sont particulièrement préoccupantes pour les pays émergents, dont la Turquie et l'Argentine qui ne semblent plus être en mesure d'échapper à une crise économique profonde.

Inflation et resserrement des taux aux États-Unis

Aux États-Unis, l’inflation se situe dorénavant dans le haut de la fourchette des dernières années. En juillet, le taux d’inflation global est resté inchangé à 2,9 %, alors que l’inflation hors énergie et alimentation est passée de 2,3 % à 2,4 %. Dans la zone euro, l’inflation a très légèrement reculé, passant de 2,1 % à 2 % en août. Hors énergie et alimentation, elle a également baissé de 0,1 %, s’établissant à 1 % contre 1,1 % le mois précédent.

Lors du symposium annuel de la Réserve fédérale américaine à Jackson Hole, son Président Jerome Powell a confirmé vouloir poursuivre la stratégie de resserrement graduel des taux d'intérêt si les salaires et emplois continuent à s'améliorer. La prochaine réunion du Comité monétaire aura lieu à la fin du mois de septembre.

Des fortunes diverses pour les marchés obligataires

Les rendements sur les marchés obligataires ont divergé au mois d'août. L'absence d'apaisement des tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis et la détérioration de la situation économique dans plusieurs pays émergents ont incité les investisseurs à privilégier les valeurs refuges au détriment des émetteurs plus risqués. Ainsi, le rendement de l’emprunt d’État à 10 ans a reculé aux États-Unis (de 2,96 % à 2,86 %) et en Allemagne (de 0,44 % à 0,33 %), alors qu'il a augmenté en Italie (de 2,72 % à 3,24 %) et en Espagne (de 1,40 % à 1,47 %).

En raison de la faiblesse généralisée des rendements offerts, les obligations d’État demeurent une classe d’actifs peu attrayante. Leur principal intérêt pour les investisseurs résulte de leur caractère de valeur refuge en cas de crise.

Évolution contrastée pour les marchés boursiers et les devises au mois d’août

Sur l’ensemble du mois, seul l’indice S&P 500 aux États-Unis a continué à progresser (+3,0 % en USD), alors que le Stoxx 600 en Europe (-2,4 % en EUR), le Topix au Japon (-1 % en JPY) et le MSCI Emerging Markets (-2,9 % en USD) ont enregistré des performances négatives. En raison du poids important des actions américaines au niveau mondial, l’indice MSCI All Country World Index net total return exprimé en euros indique une hausse de 1,3 %.

La montée progressive de tendances protectionnistes depuis l'introduction des droits de douane sur les importations d'acier et d'aluminium aux États-Unis et les risques économiques qui en résultent pour le reste du monde, incitent les investisseurs américains à privilégier leurs marchés des capitaux domestiques. De plus, la réforme fiscale de décembre 2017 soutient aussi bien l'activité économique que les bénéfices des entreprises aux États-Unis. Il en résulte une surperformance notable de la bourse américaine, qui ne cesse de croître, notamment comparée aux marchés européens et émergents.

En août, le billet vert s'est légèrement apprécié par rapport à la monnaie européenne, le taux de change euro dollar passant de 1,17 à 1,16. Au cours de la première moitié du mois, l'impact éventuel de la crise turque sur le secteur bancaire européen a renforcé le cours du dollar. Le billet vert a cependant cédé l’essentiel de son avancée au cours de la seconde moitié du mois, en raison des critiques formulées par le président américain Donald Trump à l'égard de la Réserve fédérale pour sa stratégie de resserrement graduel de sa politique monétaire.

 

Guy Wagner, Managing Director

Licencié en Sciences Économiques de l'Université Libre de Bruxelles, Guy rejoint la Banque de Luxembourg en 1986, où il fut successivement responsable des départements Analyse Financière et Asset Management. Depuis 2005, il est Managing Director de BLI - Banque de Luxembourg Investments.

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