Contact

Vous avez des questions, souhaitez nous rencontrer ou devenir client, nos conseillers se tiennent à votre disposition pour vous proposer des réponses adaptées à vos besoins.

 
Luxembourg
14, boulevard Royal – L-2449 Luxembourg
 
Lundi au vendredi
8h30 à 17h00

Contact

Vous avez des questions, souhaitez nous rencontrer ou devenir client, nos conseillers se tiennent à votre disposition pour vous proposer des réponses adaptées à vos besoins.

 
Bruxelles
Chaussée de La Hulpe, 120 – 1000 Bruxelles
Gand
Rijvisschestraat 124 – 9052 Gand
 
Lundi au vendredi
8h30 à 16h30

Les trois sujets qui préoccupent les marchés à l’heure actuelle ont conduit à un retour de la volatilité sur les marchés financiers : croissance, inflation et politique monétaire de la Réserve Fédérale.

La dynamique en matière de croissance et d’inflation a-t-elle vraiment changé ?

Après tout, il y a quelques mois, les investisseurs s’inquiétaient encore de la faiblesse de la conjoncture mondiale et de l’incapacité des autorités monétaires à atteindre leur objectif en matière d’inflation. Aujourd’hui, ils semblent craindre une « sur stimulation » de l’économie américaine et une remontée de l’inflation.

Il est indéniable que l’économie américaine s’est améliorée depuis quelques mois. Son principal moteur demeure toutefois la consommation privée sur laquelle plusieurs éléments devraient peser :

  • le taux d’épargne tombé en décembre à 2,4 %, son niveau le plus bas depuis 2005
  • la remontée des taux d’intérêt à un moment où l’endettement est élevé
  • la hausse du cours du pétrole
Il nous semble par ailleurs irréaliste de croire que les bases pour une accélération durable de la conjoncture mondiale soient enfin posées. Au contraire, les politiques monétaires des banques centrales ont empêché un assainissement de la situation et les freins structurels à la croissance restent présents. Qui plus est, les mesures mises en place par les autorités américaines en termes d’immigration ou de commerce risquent de renforcer davantage ces freins. Enfin, la reprise économique des dernières années repose pour beaucoup sur la hausse des cours des actifs financiers et immobiliers. 

Le deuxième sujet important pour les investisseurs concerne l’inflation

Dans ce domaine, deux questions se posent :

La hausse des salaires va-t-elle s’accélérer ?

Le taux de chômage aux Etats-Unis a beaucoup reculé au cours des dernières années et pourrait prochainement tomber sous la barre des 4 %. Par le passé, un taux aussi faible aurait effectivement provoqué des tensions sur les salaires. Depuis la crise financière, la relation entre taux de chômage et hausse des salaires est cependant devenue nettement moins claire.

Les entreprises pourront-elles faire passer une éventuelle hausse des salaires à leurs clients en augmentant leurs prix de vente ?

Il convient de se rappeler que de nombreuses entreprises continuent à évoluer dans un environnement très compétitif et que des phénomènes tels que la digitalisation ou le commerce électronique entraînent souvent une convergence des prix vers le bas.

Les tendances désinflationnistes liées à la révolution technologique restent en général bien présentes. Le véritable risque en matière d’inflation est de voir un jour les excès de liquidités créées par les banques centrales sortir de la sphère financière et entrer dans la sphère réelle.

Quelle politique pour la Banque Centrale Américaine ?

Le troisième sujet à discussion concerne le comportement de la Banque Centrale américaine au vu des incertitudes entourant la croissance et l’inflation : la Réserve Fédérale va-t-elle accélérer le resserrement de sa politique monétaire, quitte à provoquer des turbulences éventuelles sur les marchés financiers? Son président Jérôme Powell a indiqué que leurs décisions dépendraient de l'évolution du contexte économique. Ceci laisse à penser que la Banque Centrale ne va pas précipiter les choses.

En fin de compte, les fondamentaux en matière de croissance et d’inflation ne nous semblent pas avoir dramatiquement changé. Il n’y a dès lors pas de raisons de penser que les banques centrales vont adopter des politiques monétaires très différentes de ce qui est actuellement escompté. Ceci ne signifie toutefois pas un retour vers un environnement identique à celui de l’année dernière, marqué par une hausse des cours boursiers sans grande volatilité.

Guy Wagner, Managing Director

Licencié en Sciences Économiques de l'Université Libre de Bruxelles, Guy rejoint la Banque de Luxembourg en 1986, où il fut successivement responsable des départements Analyse Financière et Asset Management. Depuis 2005, il est Managing Director de BLI - Banque de Luxembourg Investments.

Suivez-moi sur Linkedin

Abonnez-vous
à la newsletter
mensuelle