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Après une année de croissance synchronisée, les Etats-Unis sont en train de reprendre le rôle de moteur de l’économie mondiale. Grâce à la réforme fiscale, les investissements des entreprises et la consommation des ménages s'accélèrent.

Guy Wagner, chief investment officer de BLI - Banque de Luxembourg Investments, et son équipe partagent leur analyse mensuelle, les ‘Highlights’.

Après une année de croissance synchronisée, les Etats-Unis sont en train de reprendre le rôle de moteur de l’économie mondiale. Grâce à la réforme fiscale, les investissements des entreprises et la consommation des ménages accélèrent, « engendrant une progression annuelle du PIB au deuxième trimestre qui devrait dépasser le niveau de 3% pour la première fois depuis trois ans », précise Guy Wagner, chief investment officer et administrateur-directeur de la société de gestion BLI - Banque de Luxembourg Investments. « L’inflation se situe dorénavant dans le haut de sa fourchette des dernières années. » En mai, le taux d’inflation global a augmenté à 2,8%. Le déflateur des dépenses de consommation hors énergie et alimentation, qui constitue l’indicateur préféré de la Réserve fédérale, est passé à 2%, atteignant pour la première fois depuis début 2012 le niveau cible des autorités monétaires.

 

Europe : activité moins dynamique pour l’instant

Dans la zone euro, les indicateurs économiques restent favorablement orientés, mais sont toutefois en baisse par rapport aux niveaux élevés du début d’année. « Contrairement aux Etats-Unis, l’Europe affiche une discipline budgétaire nettement plus marquée, ce qui se traduit par une activité quelque peu moins dynamique pour l’instant. » Au Japon, la croissance a légèrement ralenti par rapport aux niveaux élevés de l’année passée, la progression du PIB réel étant tombée à 1,1% au premier trimestre. En Chine, les efforts des autorités publiques visant à contenir l’endettement au sein du pays ont suscité une décélération des investissements et de la consommation des ménages au cours des cinq premiers mois de l’année. « La récente baisse du ratio de réserves obligatoires des banques suggère toutefois que le gouvernement de Pékin ne restera pas inerte face à un éventuel ralentissement conjoncturel plus marqué, qui pourrait notamment résulter d’une escalade du conflit commercial avec les Etats-Unis », commente Guy Wagner.

 

La Réserve fédérale américaine augmente son principal taux pour la deuxième fois en 2018

Conformément aux attentes, la Réserve fédérale américaine a augmenté en juin son principal taux directeur de 25 points de base pour la deuxième fois cette année. « Les autorités monétaires prévoient toujours deux hausses supplémentaires d’ici à la fin de l’année, ce qui ramènerait la borne supérieure du taux des fonds fédéraux à 2,5% en décembre. » Dans la zone euro, le président de la banque centrale Mario Draghi a annoncé la fin du programme d’assouplissement monétaire pour la fin de l’année. Les achats d’actifs mensuels seront réduits de 30 milliards d’euros aujourd’hui à 15 milliards d’euros à partir du mois d’octobre, et seront clôturés fin 2018. Mario Draghi a également précisé que les taux directeurs resteraient inchangés au moins jusqu’à la fin de l’été 2019.

 

La faiblesse de plusieurs devises émergentes pèse considérablement sur leurs marchés boursiers

En juin, les marchés boursiers ont peu évolué. Sur l’ensemble du mois, le S&P 500 aux Etats-Unis a légèrement progressé, alors que le Stoxx 600 en Europe et le Topix au Japon ont quelque peu reculé. Les bourses des pays émergents ont été particulièrement faibles, le MSCI Emerging Markets ayant baissé de 4,6% (en USD). « La faiblesse de plusieurs devises émergentes comme la lire turque, le réal brésilien et récemment le yuan chinois pèse considérablement sur les marchés boursiers de ces pays», conclut Guy Wagner. « D’une manière générale, la menace grandissante de conflits commerciaux et de liquidités moins abondantes en dollars en raison du resserrement monétaire progressif aux Etats-Unis pèse actuellement sur les marchés boursiers. »

Guy Wagner, Managing Director

Licencié en Sciences Économiques de l'Université Libre de Bruxelles, Guy rejoint la Banque de Luxembourg en 1986, où il fut successivement responsable des départements Analyse Financière et Asset Management. Depuis 2005, il est Managing Director de BLI - Banque de Luxembourg Investments.

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